notre mission

La mission d’after war est de poursuivre ces récits, une fois que la presse internationale s’en est allée et de raconter cette zone grise qui n’est plus tout à fait la guerre mais n’a pourtant encore rien à voir avec la paix.

Désarmer les combattants d’hier, chercher les disparus, surmonter les traumatismes, vivre aux côtés d’un bourreau, prendre en charge des enfants-soldats, inventer une nation, juger les crimes commis, élaborer un travail de mémoire…
Autant de manifestations d’une même question : comment revivre après l’horreur ?

Ce temps, après la guerre, est un carrefour de complexités, fait de ruines et de souffrances mais il offre aussi une perspective permettant de mieux comprendre ce qui a mené au conflit et déceler les prémisses d’autres guerres à venir.
after war veut changer le discours sur les pays qui sortent des guerres afin de susciter un intérêt plus général pour la réconciliation et la reconstruction de ces sociétés déchirées mais aussi initier une meilleure collaboration avec les journalistes et fixers des pays concernés.

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histoire #1

les disparus

Après la guerre, des milliers de personnes manquent à l’appel. Chaque conflit produit ses disparus.

Soldats engloutis dans l’enfer des combats à Marioupol, Medellin ou Mossoul, hommes emmenés à l’aube et jamais revenus, civils happés par des massacres de masse, ces fantômes hantent les après-guerres, freinant parfois toute réconciliation.

Ils sont plus de 120 000 en Colombie. En Irak, les conflits successifs et la dictature de Saddam Hussein en auraient produit plus de 250 000. 100 000 personnes manquent à l’appel depuis le début du conflit syrien. 15 000 en Ukraine depuis l’invasion de la Russie en mars 2022.

Pour trouver la paix, faire le deuil, des milliers de familles ont besoin de savoir ce qui est arrivé à leurs proches.

Un documentaire et des formats courts

ghosts of war

Un film de 90 minutes destiné à une audience internationale sera tourné sur trois continents (Ukraine, Irak, Colombie).

Documentaire choral, il s’attachera à suivre des femmes en quête de leur mari ou de leur fils, quelques semaines après leur disparition ou des décennies après les faits et qui cherchent coûte que coûte à retrouver leurs traces.

Ces liens d’amour indéfectibles offriront ainsi un autre point de vue sur la guerre, un female gaze en quelque sorte, jamais exploré.

Ce documentaire sera complété par des versions courtes réalisées cette fois par des journalistes locaux mettant en avant leur propre point de vue sur cette question. Ces formats courts assureront une discussion réellement internationale sur cette thématique et un impact mondial.

fondatrice

Anne Poiret est une journaliste, autrice et réalisatrice française de documentaires, lauréate du Prix Albert Londres 2007 pour « Muttur: un crime contre l’humanitaire » et de l’International Emmy Award du meilleur documentaire 2022 pour « Enfants de Daech, les damnés de la guerre ».

Depuis 15 ans, ses films décryptent les zones grises des après-guerres, les conséquences humaines et politiques des conflits armés et l’action des Nations unies et des organisations internationales non gouvernementales.

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